La vraie recette des confitures đŸ“đŸŠđŸ’đŸ‘đŸ„đŸ…

Je vous le dis franchement : j’en ai juste MARRE de voir partout des recettes de « confiture » alors que ce que les gens font, c’est ni plus ni moins de la compote sucrĂ©e. Flash info : la CONFIT-ure CONFIT les fruits. Pour CONFIR les fruits, il faut… DU SUCRE. Eeeeeh oui !! BEEEAAAUUUUCOUP de sucre. C’est d’ailleurs grĂące Ă  ce sucre que ça se conserve – la confiture Ă©tant un moyen ancestral de prĂ©server les fruits… dans le sucre.
Bref, vous voyez oĂč je veux en venir : y’a pas de honte Ă  prĂ©fĂ©rer la compote, moi-mĂȘme j’adoooore ça, MAIS ! C’est pas de la confiture 🙃

Perso, je ne fais pas vraiment de confitures, sauf quand il faut sauver des fruits qui risquent la poubelle. Je n’en suis pas grande consommatrice (sauf si y’a des crĂȘpes !), mĂȘme si je trouve que bien emballĂ©e, une confiture maison est toujours un chouette cadeau quand on est invitĂ© chez des amis et qu’on aime pas, comme moi, arriver les mains vides. Du coup, quand j’en fais, je vais souvent utiliser les fruits qui sont en train de se perdre, et chercher Ă  crĂ©er des associations de parfums sympa, et aller jusqu’Ă  utiliser des fruits qu’on a pas l’habitude de voir en confiture, comme ce jour oĂč il restait blinde de kiwi que personne ne voulait manger et encore moins dĂ©sormais qu’ils Ă©taient un peu flĂ©tris…

Ma recette est trĂšs simple, et pas neuve. LĂ  oĂč d’autres n’inventent pas l’eau chaude, je n’ai moi-mĂȘme pas inventĂ© la confiture – je ne fais que suivre une tradition ancestrale. La rĂšgle :

POIDS DE FRUIT = POIDS DE SUCRE.

Oui, oui. C’est ça qui CONFIT et donc prĂ©serve correctement les fruits. Le sucre est un conservateur, et c’est LE seul conservateur de la confiture.
Selon les parfums de ma confiture, je vais utiliser soit du sucre de canne, soit de la cassonade, soit un mĂ©lange des deux, et parfois mĂȘme en y ajoutant un peu de vergeoise brune, dont je trouve qu’elle apporte un petit goĂ»t de mĂ©lasse assez agrĂ©able (par exemple avec les poires, les coings, les pĂȘches et les abricots). Quoiqu’il arrive, il est prĂ©fĂ©rable d’utiliser un sucre de qualitĂ©, si possible non raffinĂ©, et, comme pour les fruits, idĂ©alement bio.

Ensuite, selon la teneur naturelle en eau du (ou des) fruit en question, je vais l’Ă©plucher et le couper en morceaux (sauf les baies type myrtille, framboise, fraise, etc que je laisse entiĂšres) et le laisser macĂ©rer dans son poids de sucre au moins 1h ou jusqu’Ă  complĂšte dissolution du sucre (tant qu’il y a du sucre visible, je laisse macĂ©rer), et ce dans le rĂ©cipient qui va servir Ă  la cuisson de la confiture (idĂ©alement, une casserole ou une cocotte en fonte).
Ensuite, je vais opter pour une cuisson rapide Ă  haute tempĂ©rature (sur le feu le plus vif de la gaziniĂšre), jusqu’Ă  ce que la confiture « crĂ©pite » lĂ©gĂšrement et/ou qu’une goutte fige au dos d’une assiette froide (Je place, par exemple, une sous-tasse au congĂ©lo au dĂ©but de la cuisson). Selon les fruits, ça peut prendre 15 Ă  25 minutes. J’opte pour la cuisson rapide Ă  haute tempĂ©rature parce que je trouve que c’est ce qui prĂ©serve le mieux le goĂ»t initial du fruit (sinon, la confiture prend, je trouve, plutĂŽt un goĂ»t de sauce caramel aux fruits que le goĂ»t d’une confiture).

Je verse ensuite la confiture dans des pots (souvent de rĂ©cup, mĂȘme s’il est vraiment prĂ©conisĂ© d’en utiliser des neufs si on veut conserver sa confiture longtemps au placard) que j’ai Ă©bouillantĂ© puis laissĂ© sĂ©cher sur un linge propre. Je remplis jusqu’Ă  quasi raz-bord, ferme rapidement, puis retourne immĂ©diatement le pot afin qu’il se celle avec la chaleur. Enfin, je nettoie le pot d’Ă©ventuelles coulures avec une Ă©ponge humide propre, puis laisse refroidir intĂ©gralement la confiture dans cette position.

Et voilà ! De la vraie confiotte, tradi, valeur sure, qui permet de ne plus jeter aucun fruit. Bon appétit !

Auteur de l’article : Mathilde

Mathilde est une artiste & penseuse engagée et enragée. Féministe, activiste, militante, elle met son métier d'autrice·compositrice·interprÚte, de musicienne et de chanteuse au service des causes qu'elle souhaite défendre. Pédagogue de la voix parlée et chantée mais aussi psychopédagogue du corps instrument, Mathilde développe sa méthode et enseigne aux étudiant·e des Ateliers Holistiques De La Voix. Mathilde est également écrivaine, essayiste, dramaturge & comédienne.

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